24 février 2017
Communiqué de presse
25 500 tonnes de maïs contaminé à la phosphine (un antiparasitaire gazeux « extrêmement inflammable, qui provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves, qui est mortel par inhalation et très toxique pour les organismes aquatiques » selon l’INRS), à destination du groupe Nutrea-Triskalia pour presque 4 millions d’euros, sont bloquées au port de Brest depuis le 16 décembre. Alors que les autorités de l’Etat doivent procéder à une analyse des cargaisons avant le déchargement, c’est pourtant bien sur la vigilance des salariés et des syndicats qu’il a fallu compter pour lancer l’alerte, alors qu’aucun avertissement n’avait été formulé et qu’aucune protection ne leur été assurée.
Une enquête administrative a été ouverte mi-janvier, la Préfecture se voulait rassurante sur cette affaire de santé publique et environnementale. Ce simple « incident » selon certains, n’illustre que trop bien les risques que le modèle agro-industriel et mondialisé, fait courir aux salariés sur l’ensemble de la chaîne de production et de transformation, à l’environnement mais aussi aux consommateurs.
Mais il illustre aussi le manque de transparence de ce système productiviste. Car, c’est bien par un communiqué de presse de Nutréa-Triskalia et de Cobrena Achats datant de mardi 21 février, que l’on apprend que 12 000 tonnes seraient jugées « conformes » aux normes sanitaires et donc prêtes à être livrées. Que disent les services de l’Etat et l’enquête administrative ? Quel crédit accorder à un tel communiqué ?
C’est pourquoi l’Autre Gauche-BNC soutient la position de l’Union Régionale Solidaires de Bretagne, du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest et du Comité de soutien aux victimes des pesticides de Triskalia, et la réitération de leur demande de la destruction sous contrôle de l’ensemble de la cargaison.
Patrick APPÉRÉ, pour l’Autre Gauche-BNC
Ci-dessous le communiqué datant du 21 février de l'Union Régionale Solidaires de Bretagne, du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest, et du Comité de soutien aux victimes des pesticides de Triskalia.