C’est aussi pour cette raison, que nous continuons à pousser pour qu’une réflexion soit menée sur la question de la tarification sociale, et aboutir ainsi à plus d’équité. Nous notons au passage une évolution positive avec la mise en place de la « formule B », qui prends enfin en compte la réalité du versement des aides sociales pour les publics concernés.
Enfin, nous sommes dans un moment particulier, puisque nous approchons de la période de renégociation de la DSP. Nous souhaitons pour notre part comme pour la restauration collective à la ville de Brest soit réexaminée les différentes possibilités de gestion publique. La DSP est-elle l’unique option pour ce service ? Le retour en régie est-il impossible ? D’autres options sont-elles envisageables ? Autant de question que nous aimerions voir traitées avant de pouvoir nous prononcer sur le prochain mode de gestion de ce service. Voilà Mr Le Président ce que nous souhaitions apporter au débat sur cette délibération."
La seconde lue telle quelle, concerne le rapport de la délégation de service publique électricité confié à ERDF :
" Mr Le Président, chers collègues,
Dans le rapport joint à cette délibération, nous avons été interpellés par les chiffres concernant la solidarité. En effet, le nombre des bénéficiaires du tarif de première nécessité s’est fortement accru entre 2012 et 2013, passant ainsi de 3304 à 5517, soit une augmentation de près de 60% sur un an. Cela traduit la dureté de la crise économique que nous vivons, et montre, s’il était nécessaire, le besoin de ne pas baisser la garde sur nos politiques sociales. La cohésion sociale est un élément majeur du bien vivre en société, et cela vaut bien entendu pour le délégataire ERDF.
Nous souhaitons également souligner le bon travail réalisé au sein de notre agglomération par les acteurs des PIMMS.
Enfin suite à une rencontre avec le « syndicat CGT » d’ERDF et GRDF, nous souhaitons vous faire part de l’inquiétude des personnels quand à une politique de restructurations au plan local de ces deux entreprises.
ERDF prévoit ainsi de redécouper ses zones d’interventions au plan départemental pour palier au sous effectifs de certaines agences. Brest est directement impactée puisque 8 communes seront ajoutées au territoire d’intervention de l’agence. Si cette information venait à se confirmer cela aboutirait à une dégradation du service à la population. L’agence a aujourd’hui déjà des difficultés à couvrir l’ensemble des interventions qui lui incombent.
Quand à GRDF, elle annonce la fermeture pure et simple de l’agence de Landerneau dans les prochains mois. Cette antenne permet actuellement de garantir une capacité d’intervention dans des délais inférieurs à une demi-heure pour les incidents relatifs au gaz. La diminution du nombre de sites, combiné à l’agrandissement des zones de référence pour les antennes de Brest et de Morlaix, aura pour conséquence un allongement des délais d’arrivée sur les lieux d’incident, en particulier dans le secteur rural. L’évolution des délais d’intervention augmente d’autant les risques explosifs relatifs à ces problématiques. Des risques qui concerneront bien entendu les populations mais aussi les personnels du SDIS qui interviennent également sur les secteurs concernés.
La délégation que nous avons rencontré nous a indiqué qu’elle vous solliciterait. Nous vous demandons Mr Le Président de leur accorder la plus grande intention.
Merci."