Des dispositifs qui existent mais encore insuffisants
Cette précarité énergétique est relativement importante à Brest, une ville où le bâti est plutôt ancien car majoritairement construit avant 1975. L’enjeu est aujourd’hui un peu mieux appréhendé, par Brest Métropole notamment, le CCAS de la ville, mais aussi grâce aux différents dispositifs existants, qui proposent accompagnement et aides financières : tarif social de l’énergie, FSL (Fonds de solidarité logement) pour des problématiques d’impayés.
Mais cela ne règle en rien le fond du problème, et c’est là que d’autres acteurs, souvent associatifs, entrent en jeu. Comme par exemple, les PIMM’S (Points Info Médiation Multiservices) qui font le lien entre les fournisseurs d’énergie et les habitants, ou l’association Éner'gence (Agence de Maîtrise de l'Énergie et du Climat du Pays de Brest), qui intervient au travers des dispositifs Tinergie1 et SLIME2. Citons aussi les Compagnons bâtisseurs, association de chantiers de bâtiment à caractère social qui agissent directement auprès des publics.
Crise climatique et justice sociale
La résolution de cette problématique, nécessaire d’un point de vue environnemental l’est aussi d’un point de vue social. La crise climatique est intimement liée à la justice sociale. Il est donc indispensable de continuer à repérer l’ensemble du bâti concerné pour œuvrer à son amélioration. C’est une responsabilité individuelle des occupants de pouvoir s’y atteler, mais aussi une responsabilité des politiques d’impulser des dynamiques, tout en s’appuyant sur les acteurs associatifs, pour accompagner le public et développer des solutions.
Ainsi, la sobriété en termes de consommation énergétique dans le domaine de l’immobilier est l’un des enjeux majeurs permettant de réduire considérablement la production des gaz à effet de serre, non seulement au niveau de notre territoire mais aussi pour l'ensemble de la planète.